Disney+ dit adieu au HDR en Europe : que reste-t-il vraiment de l'offre premium ?
Officiellement, Disney+ évoque des « difficultés techniques » pour justifier l'absence de ces formats dans plusieurs pays européens, dont la France. Cependant, en creusant un peu, la réalité semble bien plus complexe et, avouons-le, un peu plus sombre pour Mickey.
La plateforme est actuellement empêtrée dans un litige majeur sur les brevets avec la société InterDigital. Un tribunal de Munich a rendu une injonction fin 2025, contraignant Disney à désactiver certaines technologies liées au HDR pour éviter d'enfreindre des brevets. Ce qui n'était au départ qu'une restriction allemande s'est propagée à toute l'Europe en ce début d'année 2026.
HDR & compagnie...bye bye !
Pour les puristes de l'image, la liste des pertes est longue et impacte directement l'immersion visuelle :
- Dolby Vision & HDR10+ : Les métadonnées dynamiques qui optimisent l'image scène par scène ont été supprimées.
- HDR10 : Même le format HDR de base (statique) est désormais indisponible sur de nombreux supports, forçant une diffusion en SDR (Standard Dynamic Range).
- Contenus 3D : Les utilisateurs du casque Apple Vision Pro ont également vu les films en 3D disparaître des catalogues européens.
Que reste-t-il aux abonnés premium ?
Si le cœur de l'expérience visuelle est amputé, l'abonnement Premium (toujours facturé 15,99 €/mois) conserve quelques avantages, bien que leur valeur perçue en prenne un coup :
- La définition 4K UHD : Techniquement, le flux reste en 2160p. L'image est donc toujours plus nette que le 1080p, même si elle manque de contraste et de vivacité sans le HDR.
- Le son Dolby Atmos : Pour l'instant, la partie audio spatiale semble moins impactée que la vidéo, permettant toujours de profiter d'une immersion sonore de qualité.
- 4 écrans simultanés : C'est l'un des derniers piliers de l'offre, contre 2 écrans pour l'offre Standard.
- L'absence de publicités : Un confort qui reste exclusif aux offres Standard et Premium.
Disney...une remise ne serait pas du luxe !
On va être honnêtes : la pilule a beaucoup de mal à passer. Payer 15,99 € par mois pour se retrouver avec une image "plate" digne d'un vieux Blu-ray de 2010, c'est tout simplement inacceptable en 2026. Pendant que Disney règle ses problèmes de gros sous et de brevets avec InterDigital, c'est l'abonné fidèle qui trinque.
Demander aux utilisateurs de continuer à payer le plein tarif pour un service dégradé, c'est frôler le manque de respect. Un geste commercial ou une baisse temporaire du prix de l'abonnement Premium ne serait franchement pas du luxe...non ?