Prime video : l'ultra HD et le dolby vision passent en option... y'en a marre !
C’était l’un des derniers gros arguments de vente face à un Netflix de plus en plus cher : l’accès à la Ultra HD 4K, au HDR Dolby Vision et au son Dolby Atmos sans surcoût. Profiter de The Boys ou de Les Anneaux de Pouvoir dans les meilleures conditions possibles faisait partie du package Prime initial.
C’est désormais terminé. Amazon lance une nouvelle offre baptisée Amazon Prime Ultra Video. Le principe est simple, mais radical : si vous ne payez pas ce nouveau supplément, votre flux vidéo sera bridé. Les abonnés "basiques" devront se contenter d'une qualité d'image standard et dire adieu aux technologies qui exploitent leurs téléviseurs haut de gamme.
Une facture qui explose pour le "vrai" sans pub
Dans le détail, la stratégie d'Amazon ressemble à une double peine pour le portefeuille :
- Calendrier : Le changement est acté pour le 10 avril aux États-Unis, avec un déploiement imminent dans le reste du monde, dont la France.
- Le prix de la tranquillité : L’option sans publicité, qui coûtait jusqu’ici 1,99 € de plus par mois, va voir son prix grimper pour inclure les options techniques.
- Estimation France : On s'attend à ce que l'option "Ultra" (sans pub + 4K/Dolby) soit facturée environ 4,99 € supplémentaires par mois.
Si l’on additionne l’abonnement Prime classique et cette option désormais indispensable pour les technophiles, la facture annuelle commence à peser lourd pour un service qui se voulait initialement "tout-en-un".
Streaming : quand les abonnés deviennent des vaches à lait
Cette nouvelle manoeuvre d'Amazon n'est que le reflet d'une dérive globale de la VOD. On nous a vendu le streaming comme une alternative souple et économique à la télévision par câble, mais le rêve vire au cauchemar budgétaire. Aujourd'hui, les plateformes ne cherchent plus à séduire de nouveaux clients, elles cherchent à presser ceux qu'elles ont déjà.
Le "saucissonnage" des offres est devenu la norme : on paie pour ne pas avoir de pub, puis on repaye pour avoir une image nette, puis on repaye pour ne pas être limité à un seul écran. C'est une véritable taxe sur la technologie. On nous prend clairement pour des vaches à lait : après avoir investi dans des TV 4K et des systèmes de son Dolby Atmos, les utilisateurs se voient confisquer l'accès à ces formats, à moins de rallonger la monnaie chaque mois.
Entre la fin du partage de compte chez les uns et les hausses de tarifs injustifiées chez les autres, le budget "loisirs numériques" explose. À force de tirer sur la corde et de multiplier les options payantes, les géants du streaming risquent de pousser les utilisateurs vers de vieux réflexes que l'on pensait disparus... comme le téléchargement illégal.