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Proton prépare son propre navigateur basé sur Chromium

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10 août 2026 21 vues

Proton semble vouloir ajouter une nouvelle pièce à son écosystème consacré à la protection de la vie privée. Après Proton Mail, Proton VPN, Proton Drive ou encore Proton Pass, l’entreprise suisse travaillerait désormais sur son propre navigateur web, avec Chromium comme base technique.

Pour le moment, il ne s’agit toutefois pas d’un lancement officiel. Proton n’a annoncé ni nom définitif, ni date de sortie, ni même présenté publiquement le navigateur. Son développement a été repéré grâce à une offre d’emploi publiée par l’entreprise et évoquant explicitement une équipe chargée de créer un navigateur axé sur la confidentialité.

Un navigateur centré sur la vie privée

Selon une offre d’emploi repérée début août 2026, Proton recherche notamment des ingénieurs afin de rejoindre son équipe dédiée au navigateur. L’objectif évoqué est de construire un navigateur Internet privilégiant la confidentialité et susceptible d’être utilisé à grande échelle.

Le choix de Proton n’est finalement pas très surprenant. Toute la stratégie de la société suisse repose sur la création d’alternatives aux services des géants technologiques reposant moins sur la collecte de données personnelles.

Proton propose déjà une messagerie chiffrée avec Proton Mail, un VPN, un gestionnaire de mots de passe, un service de stockage en ligne et plusieurs autres outils.

Un navigateur permettrait donc à Proton de contrôler une partie supplémentaire de l’expérience de ses utilisateurs et éventuellement d’intégrer directement ses différents services.

On pourrait notamment imaginer une intégration poussée de Proton VPN et Proton Pass, même si Proton n’a encore confirmé aucune fonctionnalité de ce type.

Proton aurait choisi Chromium

L’autre information notable concerne le moteur du futur navigateur. Les éléments découverts autour du recrutement de Proton indiquent que le projet devrait s’appuyer sur Chromium, la base open source également utilisée par Google Chrome, Microsoft Edge, Brave, Opera ou encore Vivaldi.

Ce choix possède plusieurs avantages. Chromium offre une excellente compatibilité avec les sites modernes et permet notamment de profiter de l’écosystème très important d’extensions conçu autour de Chrome.

Mais cette décision risque également de faire débat auprès des utilisateurs les plus sensibles à l’indépendance du Web.

Chromium est en effet un projet open source, mais Google reste l’un de ses principaux acteurs. Le marché des navigateurs dépend déjà largement de cette technologie, tandis que Firefox et son moteur Gecko représentent l’une des principales alternatives restantes.

Le choix d’une base Chromium pourrait donc sembler paradoxal pour une société qui encourage régulièrement ses utilisateurs à réduire leur dépendance aux grandes entreprises technologiques américaines.

Un concurrent potentiel de Brave

Si Proton poursuit réellement ce projet jusqu’à sa commercialisation, son navigateur pourrait surtout venir concurrencer Brave, qui repose lui aussi sur Chromium tout en mettant en avant la protection contre le pistage et différentes fonctions de confidentialité.

La comparaison serait particulièrement intéressante puisque Proton recommande actuellement Firefox, Brave et Tor Browser parmi les navigateurs respectueux de la vie privée compatibles avec Proton Mail.

Proton connaît également déjà très bien l’écosystème des navigateurs. Proton Pass possède des extensions permettant de remplir automatiquement les identifiants, tandis que Proton VPN dispose également d’une extension permettant de protéger directement le trafic du navigateur.

L’entreprise avait même noué en 2025 un partenariat avec Vivaldi afin d’intégrer Proton VPN directement au navigateur.

Encore beaucoup d’inconnues

Il reste néanmoins beaucoup de questions autour de ce futur navigateur Proton.

L’entreprise n’a pas encore communiqué son nom, les systèmes compatibles, ses fonctions de protection contre le pistage ou le fingerprinting, ni la manière dont Proton compte modifier Chromium afin de réduire les connexions avec les services de Google.

On ignore également si le navigateur sera entièrement open source, même si Proton met largement en avant cette approche pour ses autres applications.

Surtout, aucune date de sortie n’a été annoncée.

À ce stade, les offres de recrutement constituent donc surtout une confirmation que Proton explore sérieusement le marché des navigateurs. Si le projet arrive jusqu’au grand public, il pourrait permettre à l’entreprise suisse de proposer une alternative supplémentaire à Chrome, Edge et Brave tout en renforçant encore davantage son écosystème consacré à la confidentialité.

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Écrit par

larevuegeek

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