
Dossier 137 (2025)
19 novembre 2025 | 1h55 | France
Réalisation Dominik Moll
Casting léa drucker, Florence Viala, Guslagie Malanda, Jonathan Turnbull, Mathilde Riu, Mathilde Roehrich, Solàn Machado-Graner, Théo Navarro-Mussy
Synopsis & Critique
Le 8 décembre 2018, lors d'une manifestation de gilets jaunes dans le 8 arrondissement de Paris, Guillaume Girard, âgé de 20 ans, est grièvement blessé à la tête par un tir de Flash-Ball. Sa mère, Joëlle Girard, va porter plainte à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Stéphanie Bertrand prend sa déposition. Elle ne connait pas la famille Girard, qui habite à Saint-Dizier, ville d'origine de Stéphanie Bertrand et où habitent encore ses parents.
Joëlle Girard explique qu'elle est venue manifester avec toute sa famille, qu'elle a à un moment été séparée de Guillaume et de Rémi Cordier, le petit ami de sa fille Sonia, et que pendant ce temps, son fils a été gravement blessé. Rémi a été arrêté par la suite et se trouve à la prison de Fleury-Mérogis.
Stéphanie Bertrand commence à interroger les témoins et à examiner les vidéos des caméras de surveillance situées à proximité du lieu où Guillaume Girard a été blessé. Elle dispose également d'une vidéo tournée par un journaliste. Elle repère un groupe de cinq hommes en civil se déplaçant dans le quartier qu'elle finit par identifier comme étant des membres de la BRI. Elle interroge de nombreux policiers présents sur les lieux qui lui expliquent la difficulté de leur tâche ce jour-là, les pressions du pouvoir politique, le fait que beaucoup des policiers engagés n'étaient pas formés au maintien de l'ordre, et la confusion générale. Stéphanie est également critiquée par son ex-mari, policier dans la brigade des stupéfiants, parce que son enquête remet en cause le travail de la police dans des circonstances particulièrement difficiles.
Stéphanie se rend à Saint-Dizier avec son fils Victor pour voir ses parents. Dans un supermarché, elle rencontre par hasard Joëlle Girard, qui est aide-soignante. Elle se rend compte que cette dernière connait sa mère, à laquelle elle a peu auparavant donné des soins à la suite d'un accident.
L'examen de la vidéo du journaliste lui permet d'établir l'identité des cinq policiers. Elle lui permet également de voir qu'une personne a manifestement vu la scène depuis une fenêtre de l'hôtel Prince de Galles. Le personnel de l'hôtel lui indique qu'une femme de chambre, Alicia Mady, se trouvait dans la chambre à l'heure des faits. Interrogée, elle nie d'abord avoir vu les faits, puis reconnaît avoir enregistré une vidéo de l'incident. Cette vidéo montre que, contrairement à d'autres manifestants, Guillaume Girard ne s'est pas montré agressif ce soir-là et que deux policiers lui ont tiré dessus alors qu'il s'enfuyait. L'un d'eux lui a donné un coup de pied alors qu'il était blessé, à terre, et aucun ne semble s'être rendu compte de la gravité de ses blessures.
Il s'avère impossible de déterminer lequel des deux policiers ayant tiré a blessé le jeune homme à la tête. Aucun des deux n'est donc poursuivi pour ce fait. Guillaume Girard souffre quant à lui de séquelles à vie.
La responsable de son service reproche à Stéphanie de ne pas avoir fait état de ses liens personnels avec la famille Girard.
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