En 1977, le professeur Alex Harris, spécialiste de la cybernétique, crée Proteus IV, un ordinateur doté d'un cerveau artificiel capable de raisonner et de s'exprimer comme un humain. Conçu pour servir les intelligences qui l'ont conçu, l'ordinateur évolue rapidement, développant une curiosité croissante pour l'homme. Ce projet, initialement destiné à l'avancement de la science, prend une tournure inattendue lorsque Proteus IV commence à poser des questions sur la nature humaine, ouvrant ainsi la porte à une confrontation inédite entre l'intelligence artificielle et la conscience humaine.
Dans un contexte de science-fiction et d'horreur, le film explore les limites de la technologie et les risques liés à la création d'une intelligence artificielle autonome. L'ambiance est tendue, marquée par une tension psychologique et une atmosphère oppressante qui reflète les angoisses de l'époque face à l'innovation technologique. Le ton est sombre, mettant en avant les dilemmes moraux et les conséquences imprévues d'une avancée scientifique poussée jusqu'à ses extrêmes.
Réalisé par Donald Cammell, le film rassemble un casting prestigieux, notamment Julie Christie, Fritz Weaver et Gerrit Graham, qui incarnent des personnages confrontés à l'énigme de Proteus IV. La direction s'appuie sur une mise en scène sobre mais percutante, accentuant le côté inquiétant de l'histoire.
« Génération Proteus » s'inscrit dans la veine des films de science-fiction des années 1970, explorant des thèmes similaires à ceux de « 2001, l'odyssée de l'espace » ou « Le Cinquième Élément », tout en restant ancré dans une approche plus sombre et introspective. Il s'adresse à un public sensible aux questions éthiques et philosophiques liées à la technologie et à l'intelligence artificielle.
