Dans un décor de route désertique et de tensions familiales, « La colline a des yeux » raconte l'histoire de Big Bob Carter, ancien policier de Cleveland, et de sa famille, qui entreprend un voyage en Californie pour célébrer leur anniversaire de mariage. Ce séjour, censé rapprocher les membres de la famille, révèle au contraire des fissures et des inquiétudes. Chacun des protagonistes porte en lui des préoccupations personnelles : Lynn, la fille aînée, s'inquiète pour son bébé, Doug, son mari, craint de passer trop de temps avec son beau-père, Brenda, la jeune sœur, regrette de ne pas être en vacances avec ses amis, et Bobby, le plus jeune, ne semble intéressé que par les chiens. Leur itinéraire les conduit vers une réalité terrifiante, où les pires cauchemars prennent forme.
Classé dans les genres de l'horreur et du thriller, le film s'inscrit dans une ambiance oppressante et angoissante, marquée par une tension constante et une atmosphère de suspense. Le ton est sombre et réaliste, évitant les effets spéciaux ostentatoires pour privilégier l'horreur psychologique et l'angoisse du quotidien dévoilé. Le contexte des années 2000, marqué par une redéfinition des normes sociales et familiales, donne au film une dimension contemporaine, même si l'histoire s'appuie sur un récit classique de l'horreur.
Réalisé par Alexandre Aja, le film s'appuie sur un casting solide, avec Aaron Stanford, Kathleen Quinlan, Vinessa Shaw, Ted Levine et d'autres acteurs connus. La direction de Aja, connu pour son travail dans le genre de l'horreur, apporte une vision moderne et intense à l'adaptation du scénario original.
