Dans un décor de forêt dense et inquiétant, trois jeunes cinéastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, entreprennent en octobre 1994 un reportage sur la légende de la sorcellerie de la forêt de Black Hill. Leur mission, initialement documentaire, prend un tour inattendu lors de leur randonnée. Le Projet Blair Witch suit leur itinéraire à travers les bois, capturant des événements troublants et terrifiants. Le film, retrouvé un an plus tard, laisse une trace mystérieuse et inachevée, sans jamais révéler le destin exact des trois protagonistes.
Classé dans les genres de l'horreur et du mystère, le film s'appuie sur une ambiance pesante et une tension constante, typique des années 1990. Le ton est sobre, réaliste, et les images, tournées en format vidéo, renforcent le sentiment d'immersion et d'incertitude. L'œuvre s'inscrit dans un courant de cinéma indépendant qui cherchait à briser les conventions du genre, en laissant le spectateur interpréter les événements.
Réalisé par Eduardo Sánchez et Daniel Myrick, le film met en scène un casting principalement composé de nouveaux visages, dont Rei Hance, Joshua Leonard, Michael C. Williams, et d'autres acteurs non professionnels. Cette approche contribue à l'authenticité du projet, renforçant l'illusion d'un documentaire réel.
Le Projet Blair Witch s'inscrit dans la lignée des films d'horreur psychologique et de l'expérimentation narrative, touchant un public sensible aux récits immersifs et aux mystères non résolus. Il reste un exemple marquant de cinéma indépendant et de marketing innovant, qui a profondément influencé le cinéma de genre.
