En 1978, à Amity, un nouveau complexe hôtelier vient d'être inauguré, mais la tranquillité du lieu est rapidement menacée par la disparition d'une équipe de plongeurs. Martin Brody, chef de la police locale, soupçonne un requin de retour, après un précédent incident quelques années plus tôt. Ses inquiétudes prennent une forme concrète lorsqu'un cadavre de baleine, marqué par des morsures gigantesques, échoue sur la plage. Malgré les avertissements de Brody, le maire et le conseil municipal refusent d'interdire la baignade, préférant protéger les intérêts économiques de la saison touristique. Décrédibilisé, Brody est finalement démis de ses fonctions, laissant la ville exposée à un danger croissant.
Dans un registre d'horreur et de thriller, le film s'inscrit dans l'ère des années 1970, marquée par une peur irrationnelle du grand requin blanc. L'ambiance est tendue, l'atmosphère chargée d'incertitude et de tension. Le ton est sombre, avec une mise en scène qui accentue le sentiment d'isolement et de vulnérabilité des personnages face à une menace invisible. Le film exploite à la fois la peur de l'inconnu et les enjeux sociaux liés à la gestion des risques.
Réalisé par Jeannot Szwarc, le film rassemble un casting solide, notamment Roy Scheider dans le rôle de Martin Brody, Lorraine Gary, Murray Hamilton et Jeffrey Kramer. Le scénario, bien que moins original que le premier opus, maintient une tension constante et s'appuie sur des séquences de suspense efficaces.
« Les Dents de la mer, 2e partie » s'inscrit dans la lignée des films d'horreur classiques des années 1970, avec une approche réaliste et un public ciblé par la peur du grand requin et les enjeux de la vie communautaire.
