
The Brutalist (2024)
1 septembre 2024 | 3h35 | États-Unis
Réalisation brady corbet
Casting guy pearce, adrien brody, alessandro nivola, jonathan hyde, felicity jones, isaach de bankolé, stacy martin, ariane labed, joe alwyn, Emma Laird, Peter Polycarpou, Raffey Cassidy
Synopsis & Critique
Le film raconte l’histoire, sur près de trente ans, d'un architecte juif né en Hongrie, László Tóth. Revenu d'un camp de concentration, il émigre aux États-Unis après la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour connaître son « rêve américain ». Le titre du film vient du style d’architecture, le brutalisme.
Outre l'ouverture (qui se clot avec le générique de début), le film est divisé en deux parties et un épilogue, identifiés à l'écran par des titres qui sont, en version originale : Part 1: The Enigma of Arrival (1947-1952), Part 2: The Hard Core of Beauty (1953-1960) et Epilogue: The First Architecture Biennale (1980). Le synopsis qui suit reprend les traductions françaises indiquées dans les sous-titres.
László Tóth, Juif hongrois survivant de la Shoah, séparé de force de son épouse, Erzsébet, et de sa nièce orpheline, Zsófia, après avoir été envoyé au camp de concentration de Buchenwald, émigre aux États-Unis. Alors que son navire entre dans le port de New York, il aperçoit la statue de la Liberté. Architecte formé au Bauhaus, László se rend en bus à Philadelphie, où il est accueilli par son cousin Attila et son épouse catholique, Audrey. Attila apprend à László que son épouse et sa nièce sont toujours en vie, mais bloquées en Europe en raison de la difficulté administrative à justifier leur lien familial.
1947. Attila propose à László de travailler dans son magasin de meubles. Il est logé dans une chambre de fortune, située dans un remise derrière la salle d'exposition du magasin, et doit utiliser une salle de bain de service à l'arrière du bâtiment. Il découvre qu'Attila a abandonné ses origines juives et s'est assimilé à la culture américaine en nommant son business « Miller & Sons » (alors qu'il n'a pas d'enfants), car c'est plus vendeur.
Ils sont bientôt chargés de rénover la bibliothèque d'un immense manoir appartenant au riche industriel Harrison Lee Van Buren, à la demande de son fils Harry, pendant que son père est absent. Harry leur propose 1 000 dollars pour la rénovation, mais László le convainc que les travaux nécessiteront le double, ce que Harry accepte. Après une soirée arrosée dans l'appartement d'Attila et Audrey pour fêter cela, celle-ci exprime son dédain pour László alors que son mari a obligé celui-ci à danser avec elle.
Les travaux sont à peine finis qu'Harrison rentre chez lui plus tôt que prévu avec sa mère mourante. Hors de lui en découvrant cette « rénovation surprise », il renvoie tout le monde sur le champ, et son fils Harry refuse de payer les honoraires. Attila exige que László quitte leur maison, le blâmant pour l'échec du projet et l'accusant d'avoir dragué son épouse.
Trois ans plus tard, László, devenu héroïnomane à cause des blessures non soignées qu'il a gardées depuis la guerre, travaille comme ouvrier dans un port et vit dans un centre d'hébergement tenu par des religieuses à côté de Gordon, un père célibataire afro-américain avec lequel László s'est lié d'amitié lorsqu'ils faisaient la queue à une soupe populaire. Harrison réapparaît sur le lieu de travail de László afin de lui présenter des excuses, et lui apprendre que la rénovation de sa bibliothèque a été publiée dans un magazine d'architecture et de décoration. Entre-temps, il a découvert que László était un architecte accompli en Europe et que certains de ses travaux ont survécu à la guerre.
Harrison paie à László les 2 000 $ d'honoraires que son fils avait refusé de régler – que Gordon et László dépenseront en héroïne – et l'invite à une fête en son honneur, où il lui demande de construire un grand projet en hommage à sa défunte mère, qu'il vénérait : un centre communautaire comprenant une bibliothèque, un théâtre, un gymnase et une chapelle, le tout dans un seul et même bâtiment. Les travaux commencent aussitôt, László vivant et travaillant sur place et employant Gordon. Harrison présente László à son avocat, afin d'accélèrer les procédures d'immigration d'Erzsébet et de Zsófia.
Après un entracte de 15 minutes, le film reprend.
En 1953, László accueille Erzsébet et Zsófia à la gare et découvre qu'en raison de la guerre Erzsébet, atteinte d'ostéoporose causée par les privations, est en chaise roulante, et que Zsófia est incapable de parler. Lors d'un déjeuner d'accueil chez Harrison, celui-ci est étonné d'apprendre qu'Erzsébet a étudié à Oxford en Angleterre, et a un bien meilleur accent anglais que son mari qui vit pourtant depuis 5 ans aux États-Unis, accent qu'Harrison qualifie d'accent de « cireur de chaussures ».
Le soir, dans leur lit, Erzsébet confie à László l'amour qui ne l'a jamais quittée et veut qu'il la prenne. Celui-ci, toujours sous le choc de la découverte de l'état de son épouse, résiste mais Erzsébet se met à le masturber violemment.
Pendant la construction du centre, László se heurte au conducteur des travaux et au consultant embauché par Harrison afin de réduire les coûts, ce qui modifie le projet. Harry l'insulte en lui disant que lui et sa famille sont uniquement « tolérés », et fait des remarques obscènes sur Zsófia. László avertit Zsófia d'éviter Harry bien que celui-ci l'ait apparemment déjà agressée. Après le déraillement d'un train transportant des matériaux pour le chantier, causant deux blessés graves, et du fait des procédures juridiques qui vont en resulter, Harrison arrive en fureur sur le chantier. Il déclare que le projet est abandonné et licencie tout le monde sur le champ.
En 1958, László et Erzsébet s'installent à New York. Il travaille comme dessinateur dans un cabinet d'architectes, elle pour un journal en tant que rédactrice de la section cosmétique. Zsófia, qui a recouvré la capacité de parler, attend un enfant de son mari, Binyamin. Lors d'un dîner, ils annoncent qu'ils vont faire leur alya et déménager à Jérusalem. László annonce qu'Harrison, qui a touché l'indemnisation des assurances, l'a contacté pour relancer le projet de construction et qu'il l'invite à se rendre en Italie, à Carrare, afin de choisir le marbre de l'autel de la chapelle. Ces deux nouvelles attristent Erzsébet, qui se sent seule et abandonnée.
Après avoir parcouru les carrières de Carrare, László et Harrison sont invités à une soirée qui finit très arrosée. Harrison viole László qui est ivre et vient de se faire une injection d'héroïne, le traitant de sangsue sociale qui ne demande qu'à être persécutée. De retour aux États-Unis, László, encore traumatisé, devient de plus en plus hargneux. À la suite d'un incident sur le chantier, il licencie Gordon. Il se lamente auprès d'Erzsébet qu'ils ne sont pas les bienvenus en Amérique, lui expliquant le mépris qu'il a subi de la part d'Harrison, Harry et Audrey.
Après que László a failli tuer Erzsébet en lui donnant de l'héroïne afin de soulager ses douleurs récurrentes, elle lui propose d'aller vivre à Jérusalem avec Zsófia et sa famille, ce qu'il accepte.
Peu après, Erzsébet, qui marche désormais avec un déambulateur, rend visite un soir à Harrison. Elle le traite de violeur devant sa famille et ses associés, l'accusant d'avoir violé son mari. Harry, enragé, la pousse violemment dehors, avant que Maggie n'intervienne et ne l'aide à rejoindre son taxi. Harry et Maggie se rendent compte que, dans l'affolement, leur père a disparu. Harry organise une battue dans le parc afin de le chercher puis se dirigent vers le chantier, où ils découvrent les systèmes de fermeture du centre.
Harrison ne sera jamais retrouvé.
En 1980, une rétrospective des œuvres de László est organisée à Venise. Il est désormais veuf, aphasique et en fauteuil roulant. L’exposition présente le centre communautaire, achevé en 1973. Zsófia, accompagnée de sa fille maintenant adulte, prononce un discours soulignant la façon dont László a conçu le centre communautaire Van Buren pour le faire ressembler aux camps de concentration où ont été emprisonnés les Tóth, lui conférant un rôle de catharsis pour ses propres traumatismes. Elle termine en affirmant que László lui a dit un jour :
« Peu importe ce que les autres essaient de vous faire gober, c’est la destination qui compte, pas le voyage. »
Partager
Commentaires (0)
Connectez-vous pour laisser un commentaire.