Dans Vicence, en 1956, Anna vit dans un cadre provincial où les normes sociales sont rigides et les relations humaines souvent contrôlées. Son mari, Giacomo, est impliqué dans la politique locale, ce qui place Anna dans un rôle secondaire, confinée à la maison et chargée de s’occuper de sa belle-mère. C’est dans cet environnement restreint qu’elle rencontre Angela, la bonne, dont la présence trouble l’équilibre fragile de sa vie. Leur relation, initialement basée sur des confidences, évolue progressivement vers des échanges plus intimes, mettant à jour des tensions et des désirs longtemps réprimés.
Ce drame romantique explore les limites de la morale et des conventions de l’époque, dans un ton à la fois subtil et troublant. Le cadre provincial, ancré dans les années 1950, renforce l’atmosphère étouffante et la tension latente entre les personnages. Le film se déroule dans une ambiance où les secrets et les silences sont omniprésents, et où chaque interaction peut révéler une faille dans l’apparence ordonnée de la vie bourgeoise.
Réalisé par Salvatore Samperi, le film rassemble un casting solide, dont Florence Guérin dans le rôle d’Anna, Trine Michelsen en tant qu’Angela, et d’autres acteurs connus pour leur présence dramatique. La mise en scène et le jeu des acteurs contribuent à la construction d’une histoire à la fois intime et universelle, où les conflits personnels s’entrelacent avec les enjeux sociaux de l’époque.
Le film s’inscrit dans la tradition des drames psychologiques des années 1980, proche des œuvres qui explorent les relations humaines sous des apparences conventionnelles. Il s’adresse à un public sensible aux thèmes de la répression, de la sexualité et des dynamiques de pouvoir dans les relations sociales.
