Apple et Google, un duo improbable pour transformer Siri avec Gemini : quand l'ennemi juré devient le meilleur allié
Le concurrent d'iOS au secours d'Apple
Pendant plus d'une décennie, Siri a été la cible de toutes les moqueries. Trop rigide, incapable de comprendre le contexte, l'assistant d'Apple semblait figé dans le temps face à l'explosion des modèles de langage (LLM). Malgré des milliards investis en interne, la firme à la pomme a dû se rendre à l'évidence : pour le lancement d'iOS 26, ses propres modèles ne suffisaient pas à offrir l'expérience "magique" promise.
C’est là que l’ironie frappe fort. Apple, qui a longtemps critiqué le modèle de Google axé sur les données, se tourne vers Gemini (la technologie qui anime les Pixel de Google) pour devenir le moteur de réflexion de Siri. C’est un mariage de raison où Apple achète la puissance de calcul que son rival a su développer plus vite.
Une intégration sous haute surveillance
Évidemment, Apple ne se contente pas de "coller" Google Assistant dans l'iPhone. Le défi technique est de taille : utiliser l'intelligence de Google tout en conservant l'ADN d'Apple. Voici les points clés de cette collaboration :
- Le traitement hybride : Pour les petites tâches (alarmes, messages locaux), l'iPhone utilise toujours ses puces "maison". Mais dès que vous posez une question complexe sur le monde ou demandez un résumé d'e-mails croisés, Gemini prend le relais via le cloud.
- Le bouclier Private Cloud Compute : C'est la condition sine qua non de ce partenariat. Les requêtes partent sur les serveurs de Google, mais via une architecture sécurisée par Apple qui garantit que Google ne "voit" jamais l'identité de l'utilisateur.
Un deal à un milliard de dollars par an !
Selon les fuites de Bloomberg, Apple paierait environ un milliard de dollars par an à Google pour cette licence technologique. C'est un retournement de situation savoureux quand on sait que Google paie déjà des milliards à Apple chaque année pour rester le moteur de recherche par défaut de Safari. On assiste à une dépendance mutuelle sans précédent entre les deux géants de la Silicon Valley.
