Nvidia confirme que le DLSS 5 arrivera sur les RTX 40, malgré un modèle qui fait chuter les fps

Nvidia confirme que le DLSS 5 arrivera sur les RTX 40, malgré un modèle qui fait chuter les fps

4 sept. 2026 · 5 min de lecture · 271 vues
TL;DR Les possesseurs de GeForce RTX 40 ne seront finalement pas laissés sur le bord de la route. Nvidia a confirmé son intention d’étendre officiellement le DLSS 5 à cette génération de cartes graphiques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui s’accompagne d’un sérieux bémol : dans son état actuel, le nouveau rendu neuronal est extrêmement gourmand et peut faire chuter fortement le nombre d’images par seconde.

Le DLSS 5 arrivera bien sur les GeForce RTX 40

Au lancement, Nvidia concentre ses efforts sur les GeForce RTX 50. Mais le constructeur a désormais confirmé auprès de The Verge qu’il prévoit également de prendre en charge les RTX 40.

La priorité reste toutefois l’optimisation du modèle sur les cartes Blackwell. Nvidia indique que de nouvelles mises à jour sont prévues plus tard cet automne. Une fois les performances suffisamment affinées sur RTX 50, l’entreprise prévoit de travailler à l’extension du support officiel aux GeForce RTX 40.

Nvidia a ainsi déclaré :

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“Once RTX 50 Series performance is more fully tuned, we plan to work on expanding official support to the GeForce RTX 40 Series.”

Il s’agit donc bien d’une confirmation officielle d’un futur support des RTX 40, mais le DLSS 5 n’est pas encore officiellement disponible sur ces cartes et aucune date précise de déploiement n’a été communiquée.

Pour les RTX 30 et RTX 20, la situation reste beaucoup plus incertaine. Des moddeurs sont déjà parvenus à faire fonctionner le DLSS 5 sur plusieurs anciennes générations, mais Nvidia ne s’est pour l’instant engagé officiellement que sur les RTX 40.

Le DLSS 5 ne cherche plus seulement à augmenter les fps

Le nom peut prêter à confusion. Historiquement, le DLSS était surtout connu pour améliorer les performances grâce à l’upscaling, puis à la génération d’images. Avec le DLSS 5, Nvidia va beaucoup plus loin.

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Cette nouvelle version introduit un modèle de rendu neuronal en temps réel capable de retravailler l’image finale afin d’améliorer notamment l’éclairage, les matériaux, la peau, les cheveux ou encore les tissus.

Nvidia présente cette technologie comme un moyen de rapprocher davantage le rendu en temps réel du niveau de réalisme utilisé dans certains effets visuels au cinéma.

Le modèle analyse notamment les couleurs et les vecteurs de mouvement de chaque image avant d’appliquer ses modifications. Les développeurs disposent ensuite de contrôles permettant de déterminer l’intensité des effets ou encore les zones de l’image auxquelles ils doivent être appliqués.

Autrement dit, le DLSS 5 est davantage un traitement graphique supplémentaire reposant sur l’IA qu’un simple outil destiné à produire davantage de fps.

Des performances qui chutent parfois de plus de 50 %

C’est précisément là que le principal problème apparaît.

Les premiers tests indépendants réalisés sur NBA 2K27 montrent que le passage neuronal du DLSS 5 ajoute un coût de calcul particulièrement important.

TechSpot a par exemple mesuré 192 fps sans DLSS 5 contre seulement 76 fps avec la technologie activée sur une GeForce RTX 5090 en 4K, avec les mêmes réglages et sans génération d’images. Cela représente une baisse d’environ 60 %.

La RTX 5080 souffre encore davantage dans ce scénario : le média obtient 185 fps sans DLSS 5 et seulement 53 fps une fois le rendu neuronal activé en 4K, soit une diminution d’environ 71 %.

À 1440p, la situation s’améliore, mais la perte de performances reste importante.

Le problème vient notamment du fait que le coût du DLSS 5 semble relativement fixe pour une résolution de sortie donnée. Réduire certains paramètres graphiques ne permet donc pas nécessairement de récupérer autant de performances que dans un jeu traditionnel, puisque le modèle neuronal doit toujours traiter l’image finale.

La génération d’images masque en partie le problème

Nvidia peut évidemment associer le DLSS 5 à ses autres technologies, notamment le DLSS Super Resolution et la Multi Frame Generation. C’est ainsi que l’entreprise peut afficher des nombres de fps très élevés dans certaines démonstrations.

Il faut toutefois distinguer le nombre d’images affichées à l’écran de la fréquence à laquelle le jeu est réellement rendu par le GPU.

Dans l’un des exemples présentés par Nvidia sur une RTX 5060, NBA 2K27 peut atteindre 258 fps grâce à la génération de plusieurs images, alors que le jeu fonctionne autour de 43 fps avant interpolation.

La technologie peut donc rendre l’animation visuellement beaucoup plus fluide, mais elle ne fait pas disparaître le lourd coût de calcul du modèle neuronal.

Pourquoi Nvidia attend avant de passer aux RTX 40

Les GeForce RTX 40 utilisent l’architecture Ada Lovelace et des Tensor Cores de quatrième génération, tandis que les RTX 50 reposent sur l’architecture Blackwell et disposent de Tensor Cores plus récents.

Nvidia dispose donc encore d’une importante marge d’optimisation avant de déployer officiellement son modèle sur du matériel plus ancien.

La stratégie paraît logique : si certaines RTX 50 subissent déjà une forte baisse de performances lorsque le DLSS 5 est activé en haute résolution, lancer immédiatement la technologie sur l’ensemble de la gamme RTX 40 pourrait aboutir à une expérience très inégale selon les cartes.

Une RTX 4090 dispose évidemment d’une puissance considérable, mais les modèles plus modestes comme la RTX 4060 pourraient nécessiter des optimisations bien plus agressives pour exploiter correctement le nouveau modèle.

Nvidia n’a pour l’instant donné aucun détail concernant les modèles précis de RTX 40 qui bénéficieront du support officiel.

Les joueurs n’auront pas accès à tous les réglages

Autre précision importante : Nvidia ne prévoit pas nécessairement de donner aux joueurs les mêmes possibilités de réglage que celles explorées par certains moddeurs.

Pour l’utilisateur, le DLSS 5 devrait essentiellement se présenter sous la forme d’une option permettant d’activer ou de désactiver la fonctionnalité.

Les paramètres plus poussés, comme le choix du modèle, l’intensité structurelle, l’intensité tonale ou le masquage de certaines parties de l’image, sont avant tout destinés aux développeurs. Ces derniers pourront toutefois décider d’en exposer certains directement dans les options graphiques de leurs jeux.

Une technologie prometteuse, mais encore très coûteuse

La confirmation du futur support du DLSS 5 sur RTX 40 est une bonne nouvelle pour la durée de vie des cartes Ada Lovelace. Elle montre également que la technologie n’est pas intrinsèquement limitée aux GeForce RTX 50.

Reste désormais à voir jusqu’où Nvidia parviendra à réduire son coût en performances. Les premiers résultats montrent un modèle capable de modifier sensiblement le rendu d’un jeu, mais parfois au prix de plus de la moitié des fps.

Le DLSS avait jusqu’ici bâti une grande partie de sa réputation sur sa capacité à augmenter les performances. Avec le DLSS 5, Nvidia explore une approche sensiblement différente : utiliser davantage de puissance de calcul pour améliorer directement la qualité et le réalisme de l’image.

Toute la question sera donc de savoir si les améliorations visuelles seront suffisamment convaincantes pour justifier cette baisse de framerate, en particulier sur les GeForce RTX 40.

écrit par LaRevueGeek décrypte l'actualité high-tech et la culture geek depuis 2014 : tests, bons plans, ciné et tout ce qui touche, de près ou de loin, au monde des geeks.
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